Un nouvel ouvrage de Jean-François Lisée vient de sortir dans les librairies : « Comment mettre la droite KO en 15 arguments ». Dans son essai, l’auteur s’attaque au pessimisme de la droite concernant l’avenir économique du Québec. La mouvance conservatrice affirme que la Belle province est médiocre et qu’elle pourrait faire mieux dans les domaines de l’économie, l’éducation et la santé. L’ancien conseiller politique dénonce cette attitude alarmiste. Il pense que la société québécoise est en bonne santé économique et qu’elle se situe dans le plateau de tête des économies occidentales. Qui a raison? La droite est-elle trop défaitiste ou la gauche trop optimiste? Allons voir cela de plus prêt.
Les lunettes roses de Jean-François Lisée
Le Québec peut et doit faire mieux :
Il faut vraiment être inconscient pour affirmer que la société québécoise est en bonne santé. Il faut se dire les vraies choses, cela va mal au Québec. Le sacro-saint modèle québécois ne fonctionne plus. Ses politiques progressistes ont plongé le Québec dans un marasme économique important. Depuis 1960, le gouvernement du Québec (péquiste ou libéral) a dépensé sans compter afin de gagner des élections. Celui-ci a hypothéqué l’avenir des jeunes générations. L’État québécois est malade et il est sur son lit de mort. Celui-ci a besoin d’un remède fort et puissant pour guérir.
Le gouvernement du Québec doit mettre en place des réformes qui sont nécessaires pour sortir la province de sa torpeur. Il faut couper dans les dépenses gouvernementales afin de revenir à l’équilibre budgétaire. La réduction de la dette publique doit devenir une priorité. En éducation, il faut couper dans les structures administratives et donner plus d’autonomie aux écoles. La mixité doit devenir la norme en matière de santé. Il faut permettre aux médecins de pratiquer dans le secteur public et privé. Les mieux nantis devraient pouvoir payer pour leurs soins de santé. Cela permettrait de désengorger les listes d’attente et la classe moyenne inférieure aurait accès plus rapidement à des soins de santé. Les solutions sont connues et il faut juste avoir le courage de les mettre en place. Quoi qu’en pense M. Lisée, le Québec peut et doit faire mieux.
Malheureusement, aucun parti politique n’a le courage de réformer le Québec. Ils veulent juste gagner les prochaines élections. La classe politique se fout éperdument de l’avenir des générations X, Y et Z. Jean-François Lisée va être content. Le modèle québécois ne sera pas menacé par les politiciens actuels. À court et moyen terme, le Québec va continuer son lent déclin. Tôt ou tard, il va frapper un mur et cela pourrait lui être fatal.
[2] Gervais, Lisa-Marie, « Réussite scolaire des garçons : Line Beauchamp rouvre le chantier sur la question des hommes dans l’enseignement », http://www.ledevoir.com/societe/education/319717/reussite-scolaire-des-garcons-line-beauchamp-rouvre-le-chantier-sur-la-question-des-hommes-dans-l-enseignement,, 26 mars 2011.
[3] Marcoux, Julie, « Présence de moisissures : une école doit fermer ses portes », http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2012/01/20120110-154641.html, 10 janvier 2012.
[4] Champagne, Sara, « Palmarès dans les urgences : une attente incurable », http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201105/26/01-4403238-palmares-des-urgences-une-attente-incurable.php, 27 mai 2011.
[5] Saint-Pierre, Annie, « Caisses de retraite : 26 milliards $ de déficit », http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/12/20111222-071439.html, 22 décembre 2011.
[6] Descôteaux, Daniel, « Le hold-up générationnel », http://daviddescoteaux.com/le-hold-up-generationnel , 9 septembre 2009.
Lisée est le fou du roi de la gauche québécoise.
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