mercredi 22 janvier 2014

Entretien avec Jean Rousselle (député libéral de Vimont) : Bilan de sa première année comme député

Jean Rousselle a œuvré pendant plus de trente ans comme policier à Laval.  En 2012, il a décidé de se lancer en politique pour représenter et servir les citoyens de Vimont-Auteuil.  Le 4 septembre 2012, il s’est fait élire sous la bannière libérale.  Il a accepté de répondre à mes questions.  Cette interview porte sur sa première année comme député et sur des 

Lisez la suite

mercredi 18 décembre 2013

Pierre-Karl Péladeau, candidat du Parti québécois dans le comté de St Jérôme

Le Prince Arthur Herald a appris que Pierre-Karl Péladeau se présenterait sous la bannière péquiste dans la circonscription de Saint-Jérôme.  Une source péquiste bien au fait du dossier nous le confirme.  Notre source nous a mentionné que M. Péladeau a fait un discours à saveur nationaliste à la Chambre de commerce de St Jérôme en novembre dernier et que cela pourrait expliquer son intérêt pour le comté.

Lisez la suite

mardi 3 décembre 2013

Entrevue exclusive avec le politologue français, Guy Milliere, 1re partie :


Guy Milliere est un  universitaire, géopolitologue et écrivain français.  Il enseigne l’histoire des cultures et la philosophie du Droit à l’Université de Paris.  Il collabore avec des think tanks aux Etats-Unis et en France.  Il a écrit plusieurs ouvrages comme le Désastre Obama.  Il a accepté de répondre à mes questions.  La première partie de l’entrevue va porter sur la politique américaine et sur le dossier nucléaire iranien.
 Q : Georges W. Bush a été président des États-Unis de 2001 à 2009.  Quel bilan faites-vous de sa présidence?
 R : La présidence de George W. Bush a été essentiellement marquée par les attentats du 11 septembre 2001.   Avant ceux-ci, Bush avait commencé à réorganiser les services de renseignement américains, et affiché des ambitions modestes sur un plan intérieur. Après le 11 septembre, il est devenu comme il l’a dit lui-même, un Président de guerre. Sa politique étrangère a été entièrement guidée par la nécessité de combattre le terrorisme islamique et, pour cela, d’entreprendre une transformation du monde musulman. Sa politique intérieure a été guidée par sa politique étrangère, ce qui l’a conduit à faire des concessions à ses adversaires et à laisser filer les dépenses publiques. Le combat mené contre le terrorisme islamique est resté inachevé, ce qu’il prévoyait lui-même, puisqu’il a déclaré que ce combat durerait au moins une génération. La transformation du monde musulman est restée inachevée aussi. La guerre en Afghanistan a duré, jusqu’à aujourd’hui. La guerre en Irak a débouché sur une victoire américaine durement acquise, qui a été transformée en défaite par Obama. L’objectif primordial, qui était d’endiguer l’Iran et de faire tomber le régime des mollahs n’a pas été atteint, parce que des alliés européens des Etats-Unis ont fait défaut. Sur le plan intérieur, Bush n’a pas anticipé la crise des prêts subprime, qui a entraîné la crise financière de l’automne 2008.  Le bilan de la présidence Bush est dès lors mitigé. Mais, je pense que l’histoire retiendra que Bush a su être le Commandant en chef qui a discerné que l’islam radical avait déclaré la guerre aux Etats-Unis, et qui est parvenu, même si tous les résultats n’ont pas été au rendez-vous, à vaincre, pour l’essentiel al Qaida et à déstabiliser un monde musulman resté trop longtemps dans le sous développement économique, politique et culturel.

vendredi 29 novembre 2013

Entrevue avec le chef du PCQ, Adrien Pouliot : sa réaction face à la mise à jour économique du gouvernement Marois


Q : Le ministre des Finances a présenté sa mise à jour économique et comme prévue, il  a annoncé un déficit de 2.5 milliards de dollars pour cette année et de 1.75 milliards l'an prochain?  Quelles sont vos impressions sur cela?

R : S'il ne savait pas depuis trois mois qu'on s'en allait dans cette direction, c'est un incompétent.  S'il le savait mais qu'il ne le disait pas parce qu'il ne voulait pas annoncer de mauvaises nouvelles alors que sa cheffe pensait à déclarer des élections, il est coupable de fraude intellectuelle.

Q : Croyez-vous le gouvernement quand il affirme que le Québec va revenir à l'équilibre budgétaire dans deux ans?

R : Non.  D'abord, selon le VG, le déficit de 2012-2013 est sous-évalué de 40% (626 M$). L'atteinte du déficit zéro ne se fera donc pas (vraiment) en 2016, mais probablement plutôt en 2017.  De plus, les dépenses sont hors-contrôle malgré ce que dit le ministre.  Pour 2012-2013, l'augmentation du total des dépenses, entraînée par celle de la santé, a été de 2,7%, soit 170% de plus que le taux d'inflation pendant la période.  Le PQ annonce maintenant qu'elle seront de 3,3% cette année, 6 fois l'inflation!  Et, comme s'il était capable de prévoir cela, le ministre nous dit maintenant que la croissance annuelle moyenne des dépenses de 2012-2013 à 2016-2017 sera 2,4 %, soit quatre fois plus que le taux d'inflation actuel de 0,7% au Canada (et Québec Solidaire parle d'austérité ?).  Mais le ministre n'a aucune crédibilité à cet égard...

Q : Si le PCQ était au pouvoir, qu'est-ce que vous auriez fait pour revenir à l'équilibre budgétaire dès cette année?

R : D'abord, cesser de se cacher la tête dans le sable.  Deux: gel immédiat de l'embauche à travers toute la fonction publique (incluant aucun remplacement pour l'attrition) et baisse de salaire de 5% de tous ceux qui ne sont pas syndiqués (incluant les députés).  Trois: baisses de 10% des dépenses discrétionnaires autres que salaire dans tous les ministères.

jeudi 28 novembre 2013

Entrevue avec la députée caquiste de Montarville , Nathalie Roy


Q : Allez-vous proposer une réduction du fardeau fiscal de la classe moyenne en vue des prochaines élections générales?
R : Lors de notre dernier Conseil général, notre critique en matière de finances Christian Dubé a fait une présentation qui s’intitulait : cap sur nos familles.  Depuis quelques mois, M. Dubé a travaillé sur un comité[1] sur les  familles qui avait comme mandat, de déterminer si l’État pouvait dégager (en tenant compte de l’état de ses finances) une marge de manœuvre financière qui nous permettrait de soulager les familles de la classe moyenne qui sont étouffées par les taxes et impôts élevés.  Après une analyse  ardue et complète de toutes les dépenses et programmes gouvernementaux, le Comité en est venue à la conclusion qu’il était possible d’offrir aux familles,  une réduction de leur fardeau fiscal.  Cela serait possible en réduisant la croissance des dépenses publiques de 2.7% à 2.3% par année.  Cette baisse de quatre pourcent nous permettrait de dégager une somme de deux milliards de dollars.  Nous à la CAQ, on proposerait de prendre ce montant et de le redonner aux familles de la classe moyenne  par l’entremise de l’abolition de la taxe santé (700 millions) et de la taxe scolaire (1.3 milliards).  Le gouvernement du Québec pourrait facilement réduire la croissance de ses dépenses.  Nous à la CAQ, on veut y arriver en freinant l’embauche éventuelle de fonctionnaires pour la période 2013-2017.  Actuellement, il y a 550 000 bureaucrates qui travaillent pour l’État.  Selon les prévisions, ce nombre va augmenter de 40 000 pour les quatre prochaines années.  Donc, on va proposer de réduire   cette croissance et cela va nous permettre de réduire de 4% la croissance des dépenses étatiques.  Contrairement aux vieux partis, nous à la CAQ, on a eu le courage de faire  ce travail nécessaire pour pouvoir donner un répit à la classe moyenne qui est toujours la cible numéro un du gouvernement quand vient le temps d’augmenter ses revenus.  En janvier prochain, on va rendre public les détails du travail de notre comité sur les familles.  Les Québécois pourront constater que la CAQ est la seule formation politique qui se préoccupe vraiment de la lourdeur bureaucratique et du taux d’imposition élevé des Québécois

mercredi 13 novembre 2013

Entrevue exclusive avec Éric Duhaime


Q : Vous êtes un ancien conseiller politique de Mario Dumont.  Comment expliquez-vous la descente aux enfers de l’ADQ lors des élections du 8 décembre 2008.

R : Je crois qu’il y a trois facteurs qui peuvent expliquer la débâcle de la défunte ADQ.  Tout d’abord, le 26 mars 2007, c’est un gouvernement minoritaire qui a été élu.  Donc, notre jeune députation n’a pas eu le temps de prendre de l’expérience et de rapidement se démarquer.  Sur les quarante-et-un élus,  il y a en avait seulement quatre avec de l’expérience parlementaire.  On n’a pas fait le poids contre les équipes expérimentées du PQ et du PLQ.  Ensuite,  on ne pouvait pas compter sur des médias alliés pour pouvoir bien faire passer notre message à la population.  Les vieux partis politiques pouvaient compter sur leurs alliés médiatiques et traditionnels (les syndicats pour le PQ et le patronat pour le PLQ) afin de faire passer leurs messages et de s’imposer dans le débat public.  Cela fait quelques années que je travaille dans les médias et j’ai bien compris cela.  Nous à l’ADQ, on n’avait pas d’appui dans la sphère journalistique et c’est pour cela que l’on avait de la misère à faire passer notre message.  Subséquemment, après l’élection du 26 mars 2007, on a fait une erreur fatale (et je m’inclus là dedans), en voulant à tout prix, plaire  à tout le monde.  On a oublié de parler au nom de notre base électorale qui nous a permis de former l’opposition officielle.  En politique, quand tu tentes de plaire à tout le monde, le résultat est que tu déplais à tout le monde.  C’est ce qui nous est arrivé en 2008.  L’ADQ a courtisé des groupes d’intérêts (les écologistes, des groupes progressistes, etc.) qui n’allaient jamais l’appuyer au lieu de défendre les familles de la classe moyenne.  C’est pour cette raison que les 700 000 électeurs adéquistes n’ont pas voté le 8 décembre 2008.  Ils se sont sentis trahis par nous et cela a causé notre perte.  

lundi 4 novembre 2013

Entrevue avec Joanne Marcotte, le bilan du RLQ après trois ans d’existence



Q : En 2010, vous avez créé le Réseau Liberté Québec (avec les autres fondateurs, Éric Duhaime, Roy Eappen et Ian Sénéchal) qui est un organisme à but non lucratif.  Pourquoi avez-vous décidé de fonder un tel mouvement?
R : On a tous travaillé avec l’ADQ de Mario Dumont afin de faire avancer les idées de droite sur la scène politique.  Après son échec, on s’est rendu compte que le marché politique n’était pas attrayant pour les idées de liberté et de responsabilité individuelle.  Il n’y avait pas de parti politique majeur qui défendait les idéaux du libéralisme classique.  La grande majorité de la classe politique québécoise préconisait les politiques interventionnistes et étatistes du modèle québécois.  Donc, on a décidé de former un mouvement citoyen pour que les gens de droite de tous les milieux puissent se rencontrer et réseauter : des citoyens, des thinks thanks comme l’Institut économique de Montréal, des médias comme CHOI Radio X, des blogueurs comme Philippe David ( Contrepoids) etc.  Donc, on a créé le RLQ  pour déterminer qui était des partisans de la droite économique et de les réunir ensemble pour qu’ils puissent se parler et défendre leurs idées.