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jeudi 2 février 2012

Pierre-Hugues Boisvenu ne doit pas démissionner

La fille de Pierre-Hugues Boisvenu a été sauvagement assassinée par un multi-récidiviste. Depuis ce temps, la défense des victimes d’actes criminels est devenue une véritable priorité pour lui. Après la mort de sa fille, il a fondé l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues. Pendant des années, il a défendu les intérêts des victimes d’actes barbares. En 2010, Stephen Harper l’a nommé au Sénat. M. le sénateur continue sa quête à l’intérieur de la Chambre haute. Celui-ci est devenu le porte-parole francophone du gouvernement conservateur en matière de justice. Dans la Belle province, c’est lui qui défend les politiques du gouvernement Harper dans ce domaine.

Ses affinités avec les conservateurs dérangent beaucoup la gauche québécoise et les médias traditionnels. Il n’a pas peur d’attaquer de front les biens pensants de la réhabilitation qui pensent que tous les criminels sont réhabilitables (même les meurtriers). Il ne s’est pas fait beaucoup d’amis auprès des obsédés de la réhabilitation. Ceux-ci attendaient une occasion pour le discréditer et l’attaquer. Malheureusement, leur souhait a été réalisé.

Lors d’un point de presse avec les journalistes de la Colline parlementaire, le sénateur Boisvenu a fait une déclaration inappropriée :

«Faudrait que chaque assassin ait droit à sa corde dans sa cellule», a déclaré M. Boisvenu mercredi matin lors d'un point presse à l'entrée du caucus conservateur, précisant toutefois qu'il était contre la peine de mort. «Je pense à (Clifford) Olson, je pense à […] des tueurs en série qui n'ont aucune possibilité de réhabilitation», a-t-il expliqué aux journalistes[1].

Ce sont des propos inacceptables de la part d’un sénateur fédéral. Le principal intéressé a fait son mea-culpa. Il s’est excusé et a retiré sa phrase malheureuse. Malgré cela, les médias traditionnels ont durement et gratuitement attaqué la crédibilité et la réputation de Pierre -Hugues Boisvenu. Le Soleil a cité en Une le fait que le sénateur conservateur veut rouvrir le débat sur la peine de mort. Cette affirmation est totalement fausse. Durant le point de presse, M. Boisvenu a clairement dit qu’il était contre la peine capitale. Il a juste affirmé qu’elle serait peut-être appropriée dans certains cas de meurtriers en séries (Olson, Pickton, les Sharia,). Cet acharnement médiatique est totalement inadmissible.

L’ancien président de la AFPAD s’est excusé et a retiré ses propos désobligeants. Est-ce que les journalistes peuvent arrêter leur campagne de salissage contre le sénateur. Peut-on passer à autre chose? Plusieurs personnes demandent la démission de Pierre-Hugues Boisvenu. Ils disent que celui-ci n’a plus la crédibilité pour défendre les positions du gouvernement fédéral en matière de justice. Les élites bien-pensantes veulent sa peau.

Celui-ci ne doit pas se laisser faire. Il doit rester en poste et continuer son bon travail de sénateur. Au Québec, il est le seul qui défend les intérêts des victimes d’actes criminels. Les gourous de la réhabilitation pensent juste aux droits des prisonniers et ce au détriment des victimes.

M. Boisvenu, la majorité de la population québécoise est derrière vous. Ne vous laissez pas faire par les médias et les élites. Vous êtes un homme honnête et intègre qui a consacré sa vie à une noble cause. Continuez votre bon travail M. le sénateur.



[1] Agence QMI, « Déclaration-choc du sénateur Boisvenu », http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/archives/2012/02/20120201-111519.html, 1er février 2012.

mardi 31 janvier 2012

Selon Jean-François Lisée : Tout va bien au Québec

Un nouvel ouvrage de Jean-François Lisée vient de sortir dans les librairies : « Comment mettre la droite KO en 15 arguments ». Dans son essai, l’auteur s’attaque au pessimisme de la droite concernant l’avenir économique du Québec. La mouvance conservatrice affirme que la Belle province est médiocre et qu’elle pourrait faire mieux dans les domaines de l’économie, l’éducation et la santé. L’ancien conseiller politique dénonce cette attitude alarmiste. Il pense que la société québécoise est en bonne santé économique et qu’elle se situe dans le plateau de tête des économies occidentales. Qui a raison? La droite est-elle trop défaitiste ou la gauche trop optimiste? Allons voir cela de plus prêt.


Les lunettes roses de Jean-François Lisée

M. Lisée pense que tout va bien au Québec. Voici quelques exemples qui prouvent le contraire. La dette publique québécoise augmente d’années en années. Elle est monstrueuse : 244 milliards de dollars[1]. Notre système d’éducation est dans un état de décrépitude. Le taux de décrochage chez les garçons s’élève à 22.5%[2]. Les écoles primaires ont de graves problèmes de propreté[3] et cela pourrait causer des problèmes de santé aux élèves. Le temps d’attente moyen dans les urgences est de vingt heures[4]. Cela peut mettre en danger la vie de patients qui ont besoin rapidement de soins médicaux. Nos infrastructures routières tombent en morceaux. C’est rendu dangereux de conduite une voiture au Québec. Le gouvernement québécois a perdu le contrôle de ses finances publiques. Celui-ci dépense l’argent des contribuables comme si cela poussait dans les arbres. Les déficits budgétaires s’accumulent depuis des années. Le déficit du régime de retraites des employés provinciaux frôle les milliards de dollars[5] et la caisse de la RRQ sera vide en 2037[6]. À cause de cela, les générations X, Y et Z n’auront pas droit à de pensions. Chers Québécois, ne vous en faites pas avec tous ces problèmes, la gauche affirme que tout va bien. Il faut la croire sur parole.

Le Québec peut et doit faire mieux :

Il faut vraiment être inconscient pour affirmer que la société québécoise est en bonne santé. Il faut se dire les vraies choses, cela va mal au Québec. Le sacro-saint modèle québécois ne fonctionne plus. Ses politiques progressistes ont plongé le Québec dans un marasme économique important. Depuis 1960, le gouvernement du Québec (péquiste ou libéral) a dépensé sans compter afin de gagner des élections. Celui-ci a hypothéqué l’avenir des jeunes générations. L’État québécois est malade et il est sur son lit de mort. Celui-ci a besoin d’un remède fort et puissant pour guérir.


Le gouvernement du Québec doit mettre en place des réformes qui sont nécessaires pour sortir la province de sa torpeur. Il faut couper dans les dépenses gouvernementales afin de revenir à l’équilibre budgétaire. La réduction de la dette publique doit devenir une priorité. En éducation, il faut couper dans les structures administratives et donner plus d’autonomie aux écoles. La mixité doit devenir la norme en matière de santé. Il faut permettre aux médecins de pratiquer dans le secteur public et privé. Les mieux nantis devraient pouvoir payer pour leurs soins de santé. Cela permettrait de désengorger les listes d’attente et la classe moyenne inférieure aurait accès plus rapidement à des soins de santé. Les solutions sont connues et il faut juste avoir le courage de les mettre en place. Quoi qu’en pense M. Lisée, le Québec peut et doit faire mieux.


Malheureusement, aucun parti politique n’a le courage de réformer le Québec. Ils veulent juste gagner les prochaines élections. La classe politique se fout éperdument de l’avenir des générations X, Y et Z. Jean-François Lisée va être content. Le modèle québécois ne sera pas menacé par les politiciens actuels. À court et moyen terme, le Québec va continuer son lent déclin. Tôt ou tard, il va frapper un mur et cela pourrait lui être fatal.





[2] Gervais, Lisa-Marie, « Réussite scolaire des garçons : Line Beauchamp rouvre le chantier sur la question des hommes dans l’enseignement », http://www.ledevoir.com/societe/education/319717/reussite-scolaire-des-garcons-line-beauchamp-rouvre-le-chantier-sur-la-question-des-hommes-dans-l-enseignement,, 26 mars 2011.

[3] Marcoux, Julie, « Présence de moisissures : une école doit fermer ses portes », http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2012/01/20120110-154641.html, 10 janvier 2012.

[4] Champagne, Sara, « Palmarès dans les urgences : une attente incurable », http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201105/26/01-4403238-palmares-des-urgences-une-attente-incurable.php, 27 mai 2011.

[5] Saint-Pierre, Annie, « Caisses de retraite : 26 milliards $ de déficit », http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/12/20111222-071439.html, 22 décembre 2011.

[6] Descôteaux, Daniel, « Le hold-up générationnel », http://daviddescoteaux.com/le-hold-up-generationnel , 9 septembre 2009.

samedi 28 janvier 2012

Mon récent article paru dans le Prince Arthur :

Voici mon récent article paru dans le Prince Arthur Herald :

L’obsession anti-Israël de la gauche québécoise

Simon Leduc

28 janvier 2012

La haine d’Israël et l’appui accordé à des États autoritaires démontrent bien que la gauche extrémiste québécoise n’est peut-être pas si démocrate que cela.

L’État hébreu est le seul pays démocratique au Moyen-Orient. Depuis sa création en 1948, il se défend contre les terroristes palestiniens qui veulent le rayer de la carte. On devrait s’attendre à ce que tous les démocrates québécois accordent un appui indéfectible à Israël. Malheureusement, ce n’est pas le cas. La gauche radicale québécoise manifeste une haine viscérale de l’État israélien. Pourquoi les progressistes qui prétendent être de grands démocrates n’appuient pas une démocratie entourée d’une mer d’autoritarisme? Allons voir cela de plus prêt.

Des exemples concrets de la haine gauchiste envers les Israéliens

Le polémiste Stéphane Gendron est reconnu pour sa haine envers la démocratie israélienne. Sur les ondes de V (à l’émission Face à face), le maire de Huntingdon dénonce les supposés crimes de guerre perpétrés par les soldats israéliens contre le peuple palestinien. Il a déjà comparé Israël au régime nazi. Il a même remis en cause son droit d’exister :

«Products made in Israel on land stolen from the Palestinians that is walled in, in an apartheid regime where they are cut off, it’s very serious,» said Mr. Gendron, who is also the mayor of Huntingdon, a small town south of Montreal. «And a country like that does not deserve to exist.»

M. Gendron croit que l’État démocratique israélien devrait être démantelé. Ce sont des propos inacceptables de la part d’un élu municipal.

L’été dernier, une ancienne candidate de Québec solidaire (Manon Massé) a participé au projet de la flottille de Gaza qui voulait se rendre dans la bande de Gaza afin d’aider les Palestiniens qui vivent sur ce territoire. Selon ce groupe, le peuple palestinien vit sous un régime d’apartheid israélien.

Pendant des mois, le PAJU (un groupe antisioniste) a manifesté devant la boutique le Marcheur. Le propriétaire avait le malheur de vendre des chaussures fabriquées en Israël. Tous les samedis, cet honnête commerçant se faisait harceler par ces radicaux. Le député de Québec solidaire Amir Khadir a même participé à une manifestation avec ses camarades du PAJU. C’est inconcevable de voir un élu de la maison du peuple agir de la sorte.

Ces trois exemples démontrent bien que l’ultra-gauche québécoise éprouve une haine féroce envers un État démocratique. Le polémiste Gendron croit que l’État hébreu ne devrait pas exister. Pensez-vous que les terroristes du Hamas ont le droit d’exister monsieur le maire? La population israélienne est quotidiennement menacée par ces meurtriers sanguinaires. Ce peuple vit dans la peur. À tout moment, il peut recevoir sur la tête une roquette provenant du Hamas. L’État israélien utilise la force militaire pour répliquer aux attaques de ces criminels. C’est normal qu’un gouvernement prenne tous les moyens nécessaires afin de défendre ses citoyens. Le mouvement progressiste dénonce la supposée domination du monde par l’axe américano-sioniste. Est-ce que celui-ci préférerait que la Terre soit dominé par le régime communiste de la Chine populaire? Les ultragauchistes ferment les yeux sur les crimes commis par des régimes autoritaires contre leur propre peuple : l’Iran, la Corée du Nord, Cuba, le Venezuela, etc. Ceux-ci appuient des groupes terroristes comme le Hamas et le Hezbollah, mais la gauche ne parle pas de cela.

D’un côté, les idéologues de la gauche radicale québécoise se présentent comme de grands démocrates. De l’autre côté, ils affirment haut et fort que le Québec devrait s’inspirer de deux merveilleux États socialistes : Cuba et le Venezuela. Ces deux pays sont dirigés par deux dictateurs qui violent les valeurs démocratiques. La haine d’Israël et l’appui accordé à des États autoritaires démontrent bien que la gauche extrémiste québécoise n’est peut-être pas si démocrate que cela.

jeudi 26 janvier 2012

Le NPD défend encore et toujours le fédéralisme centralisateur

Malgré l'élection de 59 députés au Québec, le NPD va à l'encontre d'un principe qui est fondamental pour notre province : l'autonomie provinciale. Le Parti conservateur respecte à la lettre le partage des pouvoirs entre le fédéral et les provinces. Stephen Harper prône un fédéralisme décentralisateur ou chacune des instances s'occupe de ses champs de compétences. Le gouvernement conservateur ne va pas imposer sa vision de la santé parce que celle-ci est une compétence exclusive des provinces.

Le NPD a toujours défendu un fédéralisme moralisateur et centralisateur. Selon lui, l'État fédéral doit s'occuper de toutes les affaires du pays. Il voudrait que le Canada devienne un État unitaire ou les provinces seraient soumis à un État fédéral fort. Cela va à l'encontre des principes fondateurs de la Constitution canadienne.

La chef de l'opposition officielle dénonce le retrait du fédéral dans le domaine de la santé :

«Six ans après l'arrivée des conservateurs au pouvoir, il y a encore cinq millions de Canadiens qui n'ont pas de médecin de famille», a-t-elle lancé. S'adressant aux provinces, Mme Turmel a déclaré: «Vous trouverez un partenaire avec le NPD. Nous travaillerons avec vous pour tenir tête aux conservateurs, pour améliorer les soins à domicile, pour embaucher plus de médecins et d'infirmières, pour mettre en place des solutions pratiques pour réduire le coût des médicaments d'ordonnance.»

Mêlez-vous de vos affaires les socialistes canadiens. La santé est une compétence provinciale et le fédéral ne doit pas intervenir dans ce domaine. Cela prouve bien que le NPD défend encore et toujours le fédéralisme à la sauce trudeauiste qui est complètement dépassé en 2012.

Le Parti conservateur du Canada est le seul parti fédéral qui respecte l'autonomie provinciale. Pourtant, le 2 mai dernier, les Québécois ont voté massivement pour le parti fédéral le plus centralisateur. N'essayez pas de comprendre quelque chose à cela.

samedi 21 janvier 2012

une première dissension à la CAQ

Comme je l'ai bien mentionné dans mon dernier texte, les divergences d'opinions vont faire très mal à la CAQ. Il semble bien qu'une première chicane ait éclaté au sein de l'équipe parlementaire caquiste. La députés Sylvie Roy dénonce les propos de François Rebello sur la souveraineté :

jeudi 19 janvier 2012

La chute prévisible de la CAQ

Pendant plusieurs mois, le mouvement de François Legault a largement dominé ses adversaires dans les intentions de vote au Québec. Les Québécois ne veulent plus rien savoir des vieux partis et ils désirent du changement. À leurs yeux, la Coalition avenir Québec représente peut-être un vent de fraicheur. En novembre dernier, la CAQ est devenue officiellement une véritable formation politique. Depuis ce temps, la cote de popularité de celle-ci est clairement en baisse. Est-ce que les intentions de vote de la CAQ vont fondre comme neige au soleil dans les prochaines semaines? Il y a deux éléments qui pourraient causer la chute de ce nouveau joueur politique : l’absence d’une base électorale solide et des futures divergences d’opinions entre les membres du caucus caquiste


La volatilité des appuis de la CAQ :


Le leader de la CAQ ne veut pas se définir sur l’échelle idéologique québécoise. Il ne veut pas dire s’il est de droite ou de gauche. Il rejette les étiquettes idéologiques et il adhère au pragmatisme. Il est clair que François Legault ne veut pas déplaire à personne. Cette stratégie risque de causer un effet boomerang. Les conservateurs et les progressistes pourraient tourner le dos à la Coalition avenir Québec. Les « vrais conservateurs » dans l’âme ne peuvent pas appuyer un parti qui va maintenir en place un modèle qui est défaillant. La présence de droitistes au sein de la CAQ (Deltell, Caire, etc.) pourrait faire fuir les gauchistes. Donc, les premiers vont se réfugier dans l’abstentionnisme (ou dans le nouveau Parti conservateur du Québec) et les deuxièmes vont se jeter dans les bras du PQ ou de Québec solidaire.


Un parti politique doit se construire une base électorale solide qui va lui être fidèle. Le PLQ peut compter sur l’appui des anglophones et des allophones et le PQ sur les souverainistes purs et durs. Ces deux entités politiques bénéficient de l’appui de bases électorales qui leurs sont toujours loyaux contre vent et marée. Stephen Harper s’est bâti une clientèle électorale forte et cela lui a permis de remporter une victoire majoritaire le 2 mai dernier. On ne peut pas en dire autant de la CAQ. Celle-ci n’a pas de base électorale solide. Ses appuis sont très volatiles et fragiles. Selon un coup de sonde de Léger Marketing[1], 55% des électeurs caquistes pourraient changer d’idée[2] d’ici les prochaines élections générales. Sans une base électorale indéfectible, les troupes de Legault risquent de chuter dans les sondages et compromettent leur chance de prendre rapidement le pouvoir. Le refus de l’ancien député de Rousseau de se définir sur l’axe gauche-droite est une grosse erreur et elle pourrait lui être fatale.


Les divergences idéologiques dans le caucus caquiste :


L’équipe parlementaire caquiste est composée de progressistes et de droitistes modérés. Ils ont des divergences importantes sur une tonne de sujets. Tout d’abord, sur le plan environnemental, Gérard Deltell veut que le Québec explore et exploite ses ressources naturelles afin de créer de la richesse[3]. Tandis que François Rebello est un environnementaliste qui préfère les ressources vertes et propres[4]. Ensuite, comment un souverainiste comme François Rebello va pouvoir coexister avec une fédéraliste trudeuiste et multiculturaliste comme Marlene Jennings?[5] Un travail colossal attend François Legault : unifier son équipe parlementaire. Le chef caquiste va devoir imposer son leadership et une ligne de parti à son jeune caucus. Cela ne sera pas facile pour le principal intéressé. Des dérapages et des divergences d’opinions sont à prévoir lors de la prochaine campagne électorale. François Legault est-t-il un leader assez fort et solide pour accomplir cet énorme défi? Les paris sont ouverts.


La route de la CAQ vers le pouvoir semble être semée d’embûches et elle devra agir. Tout d’abord, celle-ci doit se définir clairement sur le clivage gauche-droite, c’est primordial. En politique, on ne peut pas plaire à tout le monde. La CAQ devra cibler et séduire une clientèle électorale afin de se constituer une base solide et fidèle. Ensuite, l’autre priorité de Legault devrait être d’imposer une discipline à son caucus afin que le parti parle d’une seule voie. Ce sont deux éléments fondamentaux pour la Coalition avenir Québec. Les ignorer serait une grosse erreur pour elle et sa popularité pourrait être éphémère.





[1] Lajoie, Geneviève, « La CAQ recule, le PQ et le PLQ remontent », http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2012/01/20120115-050031.html, 15 janvier 2012.

[3] Ouellet, Martin, « Deltell propose d’exploiter à plein régime les ressources naturelles », http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201008/23/01-4309042-deltell-propose-dexploiter-a-plein-regime-les-ressources-naturelles.php, 23 août 2010.